quest-ce-que-kaizen

Qu’est-ce que le Kaizen ?

Qu’est-ce que le Kaizen ?

Le Kaizen signifie en Japonais : Aller vers le meilleur. 

Qu’est-ce que le Kaizen ?

Plus qu’une méthode, un outil ou une méthodologie c’est un état d’esprit avec un objectif assez simple finalement : s’améliorer tant au point de vue individuel que collectif.

 

Un peu d’histoire sur le Kaizen

Les origines du Kaizen font partie de la légende. Si on veut en faire un résumé, Deming (celui de la Roue) aurait été consultant au Japon après la seconde guerre mondiale. Il aurait ainsi exporté au pays du soleil levant son concept d’Amélioration Continue. Le fameux PDCA (Plan Do Check Act) y aurait reçu un accueil favorable. Il faut comprendre, qu’à l’époque le Japon et notamment Toyota sont en proie avec un certain nombre de difficultés :

  • Des infrastructures industrielles déficientes
  • Peu de ressources naturelles disponibles
  • Une économie affaiblie

Toyota va tirer profit de son expérience passée. Fabriquant de métiers à tisser, ces derniers s’arrêtent dès qu’un fil casse. Pourquoi ne pas faire la même chose avec une chaîne d’assemblage automobile ? Pourquoi ne pas relancer la production uniquement si les causes profondes d’un défaut ont été parfaitement comprises et que l’on est donc, en capacité de l’éradiquer.

Le Kaizen s’impose en impliquant l’ensemble de l’organisation : faciliter la mise en place des actions d’amélioration à tous les niveaux.

Une véritable marche en avant allant de l’idée d’amélioration à sa mise en œuvre.

 

À qui s’adresse le Kaizen ?

Chaque acteur d’une organisation pouvant être force de proposition pour l’amélioration continue, le Kaizen n’est donc pas réservé à une certaine catégorie de collaborateurs.

Opérationnels, encadrement, direction peuvent contribuer à détecter les sources de progrès de l’entreprise. Il s’agit, dans tous les cas de prises de risque mesurées qui ne doivent pas être réservées aux seuls ingénieurs. Le Kaizen n’est donc pas forcément spectaculaire et s’avère complémentaire à l’Innovation.

 

Dans quels domaines peut-on mettre en place le Kaizen ? 

Partout !

L’industrie automobile a été la première à généraliser cet état d’esprit mais l’on retrouve le Kaizen dans nombre de domaines :

  • Industrie bien sûr (aéronautique, médical, agro-alimentaire, travaux publics, ferroviaire…)
  • Tertiaire (banque, assurance, commerce, grande distribution…) mais également dans les administrations.
  • Le Kaizen peut même être appliqué… à titre individuel.

 

Quand mettre en place une démarche Kaizen ?

Il est nécessaire de former les collaborateurs au Kaizen. Même si la méthode reste simple cela reste la meilleure façon de sensibiliser les différents acteurs et d’insuffler un nouvel état d’esprit.

 

Combien cela coûte de mettre en place le Kaizen ?

Finalement pas grand-chose par rapport aux gains que l’on peut envisager. Si chaque acteur de l’entreprise se met en position de réduire, voire d’éliminer, les Muda (Gaspillages en Japonais) les bénéfices peuvent s’avérer spectaculaires.

 

Comment mettre en place le Kaizen ? 

  • Le Kaizen est une méthode basée sur des « petits pas » et une discipline de terrain (le Gemba en Japonais).
  • La fréquence des points Kaizen doit être quotidienne. Les actions d’améliorations doivent en effet être déployées en cycle court afin de gagner en efficacité et en visibilité.
  • Ces points Kaizen sont donc à mettre en œuvre sur les lieux de travail (ateliers, entrepôts, chantiers, laboratoires, bureaux, magasin…).
  • L’évolution des propositions d’améliorations est directement constatée sur le terrain avec les acteurs de la mise en œuvre. Le Kaizen se base sur les évidences et non les opinions.
  • Le management visuel (Visual Management) doit être adopté afin d’animer le Kaizen au quotidien et d’informer sur les progrès.
  • Seul cet effort journalier permet de mettre en place un déploiement réellement efficace.
  • Utilisez les outils simples et utilisables par tous (QQOQCCP, 5 pourquoi ? …)
  • Pratiquez un encouragement permanent auprès des collaborateurs et acceptez leurs idées avec un réel intérêt !

 

Qu’est-ce que le Kaizen ? Découvrez notre formation la pratique du Kaizen : l’Amélioration Continue

article-msp-spc

Qu’est que la MSP Maitrise Statistique des Procédés (en anglais SPC : Statistical Process Control) ?

La Maitrise Statistique des Procédés (MSP/SPC)

La MSP (Maitrise Statistique des Procédés) est une méthode qui permet de rendre les processus de production capables et de permettre à la production de limiter la non-qualité et notamment les rebuts. Il est à noter que la MSP n’agit pas directement sur la conformité du produit.

 

Les Capabilités : pourquoi faire ?

  • Pour estimer le niveau de performance d’un process
  • Pour réduire les problèmes durant la phase de lancement production série
  • Pour répondre aux exigences clients
  • Pour éviter les retouches et les coûts additionnels
  • Pour réduire les ppm clients

 

Les Cartes de Contrôle : pourquoi faire ?

  • Pour détecter une dérive process
  • Pour préparer la maintenance préventive

Attention : la MSP n’est applicable que pour les distributions suivant une loi Normale

 

Historique de la MSP

  • 1930 USA : Apparition des premières cartes de contrôle (Sheward)
  • 1950 Japon : Des méthodes statistiques sont appliquées dans l’industrie sous l’impulsion du consultant américain Edwards Deming
  • 1970 USA : Premières mesures de capabilité
  • 1980 USA : Ford généralise le déploiement de la MSP
  • 1984 : Arrivée du MSP en France
  • 1990 : Six Sigma

 

Principes

Les causes de variation d’un procédé sont diverses et peuvent se résumer aux 7 M : 

  • METHODE (de travail, de réalisation, de conception, procédures, instructions…)
  • MOYEN (machines, outillage, moyens de manutention, informatique, bureautique, logiciel…) 
  • MATIERE (matière première, en-cours, produits finis, documents d’entrée…)
  • MILIEU (sécurité, environnement, ateliers, entrepôts, facteurs d’ambiance…)
  • MAIN D’OEUVRE (opérateurs, formation, compétences…)
  • MANAGEMENT (encadrement, organisation, Politique Qualité…)
  • MESURE (moyen de mesure, capabilité, vérification, calibration, étalonnage)

Les causes de ces variations sont de 2 types : 

  • Les causes communes (ou aléatoires) : dispersion des matériaux ou des composants, température, humidité, influence des opérateurs : relativement stables et possibles à quantifier elles doivent être réduites
  • Les causes spéciales (ou assignables) : panne de matériel, appareil de mesure non vérifié, erreur d’outillage. Souvent irrégulières, elles sont difficiles à quantifier et peuvent réapparaitre sauf si des mesures de prévention sont mises en place. Les causes spéciales doivent être éliminées.

La loi Normale est adaptée dans la plupart des cas pour décrire les variations aléatoires d’une cause commune et même très bien adaptée pour décrire l’influence combinée de variations aléatoires de causes communes indépendantes.

L’approximation d’autant meilleure que plusieurs variations aléatoires s’ajoutent entre elles.

 

Le choix des paramètres significatifs

Il est nécessaire de déterminer quel paramètre doit être suivi en priorité.

1) Caractéristique lié à la sécurité et la satisfaction du client (final/aval)

  • Caractéristiques Sécurité et Réglementation
  • Caractéristiques Critiques

2) Historique des problématiques : incidents clients, retours après-vente, taux de rebut interne lié à la vie série mais également incidents sur produits similaires.

3) Corrélation entre plusieurs caractéristiques (Même outil, injection plastique …), dans ce cas limiter les caractéristiques à suivre.

 

Comment rendre et process stable puis capable ?

  1. Identifier les causes spéciales, les supprimer, rendre le processus STABLE
  2. Réduire l’influence des causes communes, rendre le processus CAPABLE
  3. Enfin, détecter toute dégradation ou évolution pour permettre de réagir en temps réel

 

La mise en place de la MSP

  1. Choix du processus
  2. Choix des paramètres à mettre sous MSP (caractéristiques spéciales)
  3. Vérification de la capabilité des appareils de mesure
  4. Vérification de la normalité
  5. Capabilité machine et capabilité procédé
  6. Mise en place carte MSP
  7. Amélioration continue

Intérêt des indices de capabilté (Cp et Cpk)

  1. Connaitre le niveau de qualification d‘un process,
  2. Statuer sur l‘aptitude d‘un fournisseur à maitriser son processus
  3. Connaitre et prévoir les taux de rebut
  4. Quantifier l‘amélioration continue
  5. Identifier les points faibles d‘une ligne de fabrication
  6. Identifier les dérives de processus
  7. Comparer les performances des lignes de fabrication

Cp  : Capabilité Process (dispersion seulement)

Cpk : Capabilité Process (dispersion et position)

 

Mise en place des cartes de contrôle

Les étapes :

  1. Choix des paramètres à maîtriser
  2. Choix du type de carte de contrôle
  3. Détermination de la taille et de la fréquence d’échantillonnage
  4. Définition des règles de décision
  5. Amélioration du processus

 

Intérêt des cartes de contrôle

  • C’est, finalement, un instrument de mesure complémentaire, simple à utiliser et proche de l’opérateur permettant une boucle de réaction rapide, bien adaptée à des caractéristiques importantes,
  • Préventives : elles préviennent que le process est en train d’évoluer (dégradation ou amélioration). Elles alertent et peuvent permettre de réagir avant de fabriquer des pièces non-conformes,
  • Evolutives : elles aident à s’améliorer de façon continue, dans un esprit KAIZEN.

 

Les principaux types de cartes de contrôle

Xbar / R : carte classique avec calcul manuel (R) graphes d’étendue et de moyenne

Xbar / S : carte classique avec calcul informatique (S) graphes d’étendue et de moyenne

 

Découvrez nos autres formations Qualité :